Ce qu’est ce concours
En Algérie, le recrutement dans la plupart des grades de la fonction publique passe par un « concours », mais ce mot recouvre deux mécanismes réellement différents, et la différence compte. Le décret exécutif n° 07-123 du 23 avril 2007, pris en application de l’ordonnance n° 06-03 du 15 juillet 2006 portant statut général de la fonction publique, fixe trois modalités : le concours sur titres (décidé uniquement sur les qualifications), le concours sur épreuves (décidé par des épreuves écrites et/ou orales), et le concours mixte, qui combine les deux. La plus grande campagne de recrutement algérienne, celle des enseignants organisée par le ministère de l’Éducation nationale, se fait sur titres : le classement des candidats est automatisé, fondé sur un barème appliqué au diplôme, aux formations complémentaires et à l’expérience professionnelle, suivi d’un entretien oral final, sans aucune épreuve écrite à aucun stade. Cette page porte sur un grade différent, recruté selon l’autre modalité, par une véritable épreuve écrite.
Le grade concerné est celui d’éducateur d’animation de la jeunesse, qui relève du ministère de la Jeunesse et des Sports. L’accès à la formation spécialisée menant à ce grade se décide par un concours sur épreuves : une épreuve écrite, organisée à une date donnée dans un petit nombre d’instituts nationaux, que les candidats doivent réellement réussir avant d’être admis en formation puis, à terme, nommés.
Qui le passe, et où
Le concours est organisé par la direction des ressources humaines du ministère de la Jeunesse et des Sports et se déroule dans les Instituts nationaux de formation supérieure des cadres de la jeunesse et des sports (INFS/CJS), que le ministère fait fonctionner à Oran, Constantine et Ouargla. Un quatrième site, une annexe de l’institut de Ouargla accueillie à l’Université d’Adrar, dessert les candidats du grand Sud.
Lors de la dernière session complète pour laquelle des chiffres sont disponibles, organisée le 25 décembre 2024, 4 636 candidats ont passé l’épreuve écrite au niveau de ces quatre sites. Les listes d’admission à la formation spécialisée qui suit ont été affichées dans les quatre instituts le 13 janvier 2025. Il s’agit d’un cas concret, daté et sourcé, d’organisation réelle du concours, et non d’une projection.
Une nouvelle tranche, réservée par région
À la suite d’une instruction du Conseil des ministres du 23 juin 2024 visant à renforcer l’encadrement du secteur de la jeunesse dans les wilayas du Sud et frontalières, le gouvernement a créé 1 366 nouveaux postes budgétaires pour ce grade, répartis en deux tranches : 60 pour cent ouverts pour l’exercice 2025 et les 40 pour cent restants pour 2026. À la différence de la session de 2024 ci-dessus, cette tranche est réservée aux candidats domiciliés dans une liste nominative de wilayas du Sud et frontalières, dont Tindouf, Illizi, Bordj Badji Mokhtar, Maghnia, Béni Abbès, Béni Ounif, Timiaouine, Tin Zaouatine, In Guezzam et Taleb Arbi. L’épreuve écrite de la première phase de cette tranche a débuté le 31 août 2025. Un concours distinct mais lié, pour le grade plus élevé d’éducateur principal chargé de l’animation de la jeunesse dans les mêmes zones frontalières, a ouvert 150 postes pour une session 2026, et le ministère a annoncé que 173 recours de candidats initialement écartés de ce concours avaient été retenus, avec réintégration des candidats concernés.
Comme il s’agit d’une tranche réservée par région et superposée au grade national permanent, les conditions d’éligibilité, le contenu exact de l’épreuve écrite et la date du concours sont fixés à nouveau dans l’arrêté ministériel propre à chaque session, de la même manière que pour la session nationale de 2024 ci-dessus.
Ce que cette page ne couvre pas encore
Aucun chiffre source unique ne couvre l’ensemble des candidats ayant jamais passé ce concours, et les recherches à l’origine de cette page n’ont trouvé aucun chiffre agrégé supérieur aux 4 636 candidats de la session du 25 décembre 2024, que cette page présente pour ce qu’il est, un cas concret, sans le transformer en un total national qu’il n’est pas. Les matières exactes de l’épreuve écrite et leur pondération pour la session en cours n’ont pas non plus été confirmées ; l’arrêté ministériel de chaque session, publié par le ministère de la Jeunesse et des Sports avant l’ouverture des inscriptions, reste la seule source fiable pour ces détails une année donnée. Les candidats sont invités à consulter cet arrêté directement plutôt qu’à considérer un chiffre de cette page comme fixe d’une session à l’autre.